Une jeune pianiste de 17 ans au tempérament de génie
La pianiste Arielle Beck se produira au festival de musique le mois prochain
Un talent remarquable venu de France fait son apparition. La pianiste de 17 ans Arielle Beck possède à la fois un sens du chant empreint d’empathie et une capacité d’analyse intellectuelle, et elle séduit les auditeurs par des interprétations d’une grande ampleur.
Nous l’avons rencontrée avant sa participation au festival « La Folle Journée », qui se tiendra le 3 mai au Tokyo International Forum, dans le quartier de Yurakucho à Tokyo.
L’an dernier, elle est venue pour la première fois au Japon et a interprété, lors de la Folle Journée de Tokyo, le Concerto pour piano de Schumann, entre autres. Les rêveries douces du compositeur y ont pris forme, apparaissant successivement sous les yeux de l’auditeur et tissant une histoire unique. Sa respiration naturelle et la qualité de sa construction ne laissaient pas penser qu’elle n’avait alors que 16 ans.
Une jeune pianiste de 17 ans au tempérament de génie : « Mettre la musique en mots est essentiel »
« Quelle que soit la musique, je pense qu’il est essentiel de la mettre en mots. En lisant attentivement la partition et en en recherchant le sens comme un archéologue, on commence à percevoir les transitions nécessaires d’un son à l’autre. » Elle dit avoir pris conscience de cet intérêt à l’âge de 7 ans.
Au-delà de la simple virtuosité, elle fait vivre les œuvres grâce à des éclairs d’inspiration proches de l’improvisation, qui font brièvement resplendir les points culminants des phrases. Elle aime, en dialoguant avec les autres instruments et le piano, explorer les subtilités harmoniques discrètement cachées dans la musique.
À 4 ans, elle s’est mise à jouer du piano presque sans s’en rendre compte ; à 9 ans, elle donne un récital ; à 10 ans, elle se produit pour la première fois avec orchestre. Depuis 2023, elle étudie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris.
« Comme j’ai mes propres préférences musicales, je ne peux pas imiter mes professeurs. Les choix que l’on fait dans la manière de jouer conduisent à de nouvelles découvertes, si bien que je ne me lasse jamais. »
Cette année, elle interprétera le 3 mai à 17 h 45, au Hall A, le Concerto pour piano de Schumann, et le 5 mai à 21 h 30, au Hall D7, le Quintette pour piano de Schumann.
« Il y a dans cette musique des aspects déséquilibrés qui la rendent difficile, mais c’est précisément là que réside ce qui permet de montrer son talent. »
Des variations personnelles inspirées de Schumann figurent également dans son premier enregistrement.
« Schumann est mon compositeur préféré. Je l’aime passionnément ! »
Légende de la photo :
À 7 ans déjà, elle disait : « Une grande partie de ma vie sera consacrée au piano. »
